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...mes ptits princes ........................................................................................

" L’enfant dans ses rapports avec la société et la nature d’après
les nouvelles “Mondo et autres histoires” de J. M. G. Le Clézio "

L’enfant de Le Clézio est un enfant extraordinaire.
D’un côté c’est un être tout simple, l’incarnation et le miroir de tous les traits que les enfants possèdent, de l’autre côté il est différent de tous.
Ce sont des enfants dont nous ne connaissons ni le passé ni le futur. Ils viennent de ce “loin” mystérieux,
où il n’y a pas de noms de ceux de ville ni de ceux de leurs familles. Ce sont des enfants d’une dizaine d’années mais responsables déjà de leur vie, ils en ont conscience. Leurs amis sont aussi peu typiques.

À vrai dire personne ne s’intéresse à ces enfants jusqu’au moment où ils disparaissent. Personne ne les regarde, parfois ils sont traités comme petits criminels, comme Mondo. On le chasse et l’attrape comme un chien sans maître et on l’enferme à l’assistance publique.
Lullaby qui aimait la mer est accusée par sa directrice de l’école d’avoir un petit ami.

Seul son professeur,  M.
Filippi, la comprend.
Ces enfants ne trouvent leurs amis que dans les personnes sensibles et éprouvés par la vie dure, comme eux : ceux qui aperçoivent et aiment la nature. C’est un autre aspect très important des nouvelles de Le Clézio : la nature – immense pouvoir qui attire les plus sensibles, les menace mais ouvre aussi ses bras et donne le refuge. C’est l’incarnation de la Grande Mère des païens, l’impératrice du monde. Tout dépend de ses caprices mais en même temps elle offre beaucoup à ceux qui savent la respecter. Quand l’enfant de Le Clézio se trouve en face d’elle - rien n’est plus important que la nature. Elle apprend comment vivre. Mondo “s’asseyait sur la plage, les bras autour de ses genoux, et il regardait le soleil se lever”, il trouve aussi le calme dans le jardin magnifique de Thi Chin. Lullaby et Daniel découvrent la mer, Jon grimpe la montagne, Gaspar parcourt les dunes du désert. La nature constitue le fond pour toutes les nouvelles. L’action est moins importante, le spectacle de la nature l’emporte sur tout le monde, il enivre complètement. Les héros de Le Clézio découvrent les étoiles, le parler du vent, la mer, les fleurs, les sables et le pouvoir du soleil.

Ces enfants un peu perdus dans le monde sévère des adultes retrouvent l’équilibre au coeur de la nature, parfois ils souffrent de la fatigue, de la faim, de la soif mais ils savent que la nature a ses droits, qu’elle ne changera jamais. Et les hommes sont instables.
C’est pourquoi les enfants de Le Clézio sont tellement émouvants, nous les aimons dès le début de chaque histoire parce qu’ils incarnent la nature elle-même, ils sont tous “les petits princes” perdus dans le monde des hommes, amis des animaux, un peu naïfs, incompris, rêveurs, chercheurs du bonheur et d’honnêteté.
Le Clézio peint un beau tableau qui représente la communion entre l’homme et la nature, il nous pousse à penser à notre vie et à ce qui est vraiment important: l’amour, l’amitié, la contemplation de la nature, nos rêves et notre imagination qui nous enrichit.

LE SEUL ÊTRE MAGIQUE

L'enfant est le ~ petit prince ~ de toutes ces histoires. Il est, dit Le Clézio, le seul être ~ absolument magique ~, c'est-à-dire que lui seul sait parfaitement se fondre dans l'univers. Lui seul peut donc nous apprendre à habiter ce monde qui est le nôtre. Il faut, pour cela, "devenir soi-même petit, si petit qu'on est à l'ombre d'une herbe et d'une fleur, et vivre au soleil, dans la poussière, sous le vent dans une seule journée longue comme une saison".
Il faut s'émanciper du savoir, de la rhétorique et de la gravité, quitter l'encombrement des idées abstraites et complexes qui masquent le monde vivant.
L'homme clair voyant est aussi vaste et "saturé de lumière" que le ciel. Il réintègre avec l'enfance le tout harmonieux du cosmos.
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....Il était une fois...Le petit prince de SAINT-EXUPERY...

http://cyreal.free.fr/profond/rlivres.htm

Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est  très simple :
on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux.
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Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

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Ce qui embellit le désert, dit le Petit Prince,
c'est qu'il cache un puits quelque part...

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"Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi."
Proverbe arabe

P1050725

l'oeil de ramy

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