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Toujane

Le village de Toujane est séparé en deux partie par un Oued.
Du coté de l'école nous sommes à TAÏCHA et il n'y a pas de boutique. De l'autre côté de l'Oued nous sommes à IFSYL et c'est là que se trouve la grande part des 13 boutiques de Toujane (les  boutiques sont des endroits où les hommes du village vendent les tissages que leurs familles produisent ainsi que quelques poteries.)

http://www.marhba.com/forums/showthread.php?t=13771

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Visite du village...l'ancien moulin à huile de Toujane
Cet ancien moulin à huile n'est plus utilisé depuis plus de 50 ans. Il servait autrefois aux villageois qui y apportaient leur récolte d'olives.
Comment était-il utilisé ? On mélangeait sur le socle de pierre central 40 kg d'olives et 3 à 4 litres d'eau chaude. Un âne ou un petit dromataire auquel on avait bandé les yeux pour éviter l'étourdissement entrainait une énorme pierre de plus de 150 kg.
Le mélange ainsi broyé était ensuite disposé dans des sorte de nasses rondes en feuilles de palmier tressées. Les nasses étaient entassées les une sur les autres et pressées par un système ingénieux de levier. L'huile était ensuite récupérée dans des jarres de terre cuite. On dit qu'il existe encore des huiles centenaire qui auraient des vertues médicales ....mais c'est un secret!

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Prés du chemin romain. La fleur du carroubier de Toujane est butinée par les abeilles. En avril mai. Le miel de Toujane contient des saveurs de thym, romarin, olivier, carroubier.

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Sur la route de Toujane-Matmata...

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Matmata

Matmata est une étape fort célèbre en raison de ses maisons troglodytes...

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Un super hôtel à matmata, nous avons eu droit à la piscine avec vue sur le désert...piscine rien que pour nous...les touristes étaient à djerba...un calme absolu...seulement le bruit de nos plongeons...jusqu'au couché du soleil...rêve ou réalité....?
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L'oasis la plus grande : Tozeur

Tozeur, insolite et accueillante, c'est une médina toute de briques et de troncs de palmier, une immense palmeraie où l'on respire une délicieuse fraîcheur de sous-bois avec des paysages magiques du Sahara à portée de 4x4 : les dunes de Nefta, le fascinant Chott El Jerid, ou encore les ravissantes oasis nichées dans des montagnes couleur de sable.

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A Faire dans TOZEUR ...

  • Le zoo du désert à l'intérieur de la palmeraie de Tozeur: animaux du désert (lions de l'atlas, autruches, gazelles, fennecs, chacals, dromadaires, reptiles, rapaces etc..). Il dispose en contrebas d'un jardin paradisiaque à visiter absolument: palmiers, bananiers, abricotiers, pêchers et toutes sorte de fleurs.
    Zoo Tijani : 216.76.450.003
  • Vol en Montgolfière: 216.76.454577

  • Au petit matin ou au couché du soleil...une promenade en caléche dans les jardins de l'OASIS...27306121_p

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    Lors de notre promenade, nous avons rencontré un père et son fils, d'un signe de la main, ils nous invitent dans leur jardin...

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    Cueilleur de dattes...
    Un peu d'habilité et de savoir faire pour épater les touristes et satisfaire leurs papilles!

    La reproduction des palmiers est facilitée manuellement par des grimpeurs d'une agilité remarquable, comme celui-ci, qui vont féconder les palmiers femelles avec du pollen de palmiers mâles.

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    * Visiter jusqu'à la nuit tombée le fabuleux musée de Darcherait et ses milles et une nuits...
    Le musée Dar Cherait est ouvert tous les jours de 8h à minuit sans interruption ainsi que son café maure.

    http://www.darcherait.com.tn/

    "Le soir venu, nul place au silence dans ce musée. Un son et lumière est organisé et vous fait revivre les plus beaux contes d'Orient : les Mille et Une Nuits, Aladin...
    Vous pouvez assister à un spectacle de son et lumière sur les plus célèbres histoires d'Orient : les Mille et Une Nuits, Aladin, Ali Baba et les 40 voleurs... Divertissant pour certains, décevant pour d'autres, les avis à la sortie seront mitigés.

    Si j'ai un conseil à vous donner c'est vraiment bien de visiter ce musée à la nuit tombée, car c'est là que le site prend toute son ampleur, grâce à un éclairage magnifique qui donne à l'ensemble un aspect féerique proche des mille et unes nuits.

    Les 3 univers du musée Dar Cheraït :

    - Le musée des arts et traditions populaires...
    - La seconde partie est consacré au Musée Dar Zamen, qui évoque les 3000 ans d'histoire de la Tunisie avec de gigantesque scénographie, qui ressemble étrangement au savoir faire Disney, la technologie moderne en moins.
    - La troisième partie du Musée Dar Cheraït s'appelle les mille et unes nuits, il s'agit d'une reconstitution des contes de fées qui font la réputation des contes de fées de l'orient. On y évoque aussi bien Ali baba, qu'Aladdin, ou encore Sinbad. C'est l'espace qui plaira le plus aux enfants, c'est incontestable, mais il est quand même réservé aux âmes sensibles car l'un des tableaux reconstitués peut impressionner les plus jeunes.
    L'entrée aux trois sites simultanées vous occupera pendant près de 2h-2h30,
    et voire même plus si vous prenez le temps de boire un thé dans la cour de l'agréable café maure qui siège au cœur du musée ou si vous déambulez dans les rayons des petites boutiques.


    Le musée des arts et traditions populaires
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    "Il s'agit d'un musée traditionnel dans lequel on trouve de nombreuses collections et aussi quelques reconstitutions de la vie Tozeuroise au travers de quelques scénographies, ma foi fort bien faites.
    On pénètre dans le musée par un magnifique patio d'aspect mauresque. On est d'emblée émerveillé par la découpe minutieuse des balconnets et par les jolies fontaines qui trônent au cœur de ce patio. La visite est fléchée et vous allez parcourir plusieurs salles disséminées ça et là dans la cour.
    On y découvre aussi l'habit traditionnel de l'habitant du désert  ...
    On pénètre dans les divers espaces et je dois dire que la compréhension des collections est aisée grâce à une traduction dans un français parfait. Ainsi vous n'avez pas d'excuse de ne pas comprendre ce qu'on vous présente!

    On passe dans des salles qui évoque aussi bien la cuisine tunisienne ou berbère que la pratique du hammam. Les saynètes sont simple mais juste comme il faut. Sans chichi. Bien sûr on aurait préféré un peu plus d'âmes dans les visages des mannequins qui embellissent ces tableaux mais nous sommes en Tunisie, je vous le rappelle, et un tel musée me semblait, au départ, inconcevable.
    Après avoir parcouru toute les salles du rez de chaussée, vous monterez à l'étage et là vous découvrirez une très jolie collection de peintures et de sculptures qui rendent hommage aux artistes locaux. Certaines œuvres d'art témoignent d'un talent certain, alors que d'autres sont assez sommaires.

    A la sortie du musée, vous vous retrouvez dans la cours du café maure, et le moment est idéal pour siroter un très bon thé à la menthe plein de saveur. La pause est mérité surtout que dans la foulée vous attaquerez L'espace Dar Zamen."


    Dar Zamen
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    "Un guide nous a suivi durant toute la visite, et il apporte quelques explications supplémentaires ...

    D'emblée, le ton est donné, et les concepteurs du site nous proposent une sorte de voyage dans le temps pour nous raconter les 3000 ans d'histoires de la tunisie. On pénètre à cette occasion dans un tunnel plutôt futuriste et quelques effets sonore tonitruants. Puis cette cacophonie de sons s'arrête nette et on pénètre dans une grotte de carton pâte qui nous permet d'arriver au temps reculé des dinosaures. La reconstitution des bestioles est sommaire et la nuit aidant, l'illusion est presque parfaite. On entend des sons d'animaux, des grognements, des caquètements, bref tout ce qui faisait la gloire de la préhistoire. Une grosse voix rauque nous explique que nous somme revenu en des temps lointains et que nous allons vivre l'évolution de l'homme à travers l'histoire du Pays.
    On pénètre dans un village reconstitué. Il s'agit d'une réplique de la ville troglodyte de Matmata qui a accueilli les premières populations berbères. L'éclairage nocturne est magnifique et l'illusion est parfaite. On se croirait vraiment au cœur du village il y a de milliers d'années. Je remarque au passage qu'à chaque reconstitution notre guide s'octroie une petite prière. Cela ajoute encore au charme et à l'authenticité du lieu. Je ne sais d'ailleurs pas si c'est voulu mais en tous cas j'ai trouvé que cet acte collait à merveille à l'ambiance.

    Le voyage vers le futur continue pour évoquer les guerres et Hannibal. On sent au travers des divers tableaux et reconstitutions que ce personnage a été un héros de l'histoire Tunisienne. Il a défié l'empire Romain, et c'est avec stupéfaction que l'on découvre dans une salle la réplique d'un de ses palais. On se croirait dans un décor de cinéma. On évoque les cités radieuses qui firent la gloire du pays, et on atteint l'apogée de la Tunisie avec l'évocation du président Bourguiba qui a délivré la Tunisie. Rien que ça. Les habitant du pays vouent un culte sans borne à leur ancien président et c'est avec stupéfaction que l'on découvre une salle qui lui est entièrement consacré via des photos, des peintures et autres écrits.

    La visite prend fin dans de belles salles avec quelques pièces de collections assez magnifiques. Nous n'avons qu'à obliquer à droite pour pénétrer dans la dernière partie du musée Dar Cheraït."


    Les mille et une nuits.
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    "Cette partie s'effectue presque intégralement en plein air. Il s'agit d'un petit parc qui va évoquer au travers de tableaux féeriques les conte de fées qui ont fait la joie de notre enfance. Et on pénètre dans une grotte et son noir complet où des hurlements accompagnent votre périple. C'est d'un goût assez douteux pour commencer mais l'aspect est assez saisissant.
    On pénètre ensuite dans la caverne d'Ali Baba, et ses nombreux trésors. La reconstitution cette fois, est moins crash et on n'est quand même plus proche des contes de fées que de la frayeur du début. On transite à travers de somptueux palais.

    Cascades, animaux extraordinaires, cavernes sombres... la balade est agréable. Les enfants apprécieront pour peu qu'ils aient survécu à la grotte du début. La fin de la visite évoque Adam et Eve, le jardin d'Eden et la fameuse pomme  ...l'histoire d'Eden et Eve est mentionnée également dans le Coran.

    On ressort du parc par l'intermédiaire du mini souk, qui vend toute sorte de babiolles de bonne qualité, mais dont il est impossible de marchander le prix. Les tarifs sont fixes et n'essayez pas d'obtenir quelconque rabais, car votre peine sera vaine."

    Mon avis
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    Une visite étonnante, dans un pays qui ne recèle pas beaucoup de ce genre d'attractions. Les balades nocturnes étant rares aux portes du désert, qu'il est légitime que ce parc attire de nombreux cars de tourisme venu de tout le pays. J'ai eu de la chance le soir où je l'ai visité et nous avons pu à loisir déambuler dans les allées en toute quiétude.

    Dans l'ensemble : c'est une bonne promenade familiale idéale et dont le prix est plutôt raisonnable."

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    Tozeur, ravagée par le tourisme
    Juillet 2004, Le Monde Diplomatique
    Par Claude Llena
    Enseignant-chercheur en sciences sociales, université Montepellier-III.

    Tozeur est une petite ville de Tunisie, à la frontière de l’Algérie et au nord-est du Sahara. C’est aussi, irriguée par 200 sources, l’une des oasis les plus célèbres du monde. Elle abrite une splendide palmeraie de plus de 1 000 hectares avec 400 000 arbres. Un véritable coin de verdure entouré de dunes (erg) et de désert de pierre (reg).

    Depuis des générations, la palmeraie nourrit les êtres humains qui y vivent, ces Homo situs [1] intégrés au biotope du territoire [2]. La production maraîchère (salades, blettes, carottes, bananes, dattes...) garantit l’équilibre alimentaire d’une population sédentarisée ; l’organisation agricole, centrée sur une utilisation raisonnable de l’eau, permet une production vivrière importante. Depuis le XIVe siècle, le plan d’irrigation d’origine arabe assure une répartition de l’eau mesurée par le « gadous », ou sablier hydraulique. Chacun a alors accès gratuitement à l’eau qui circule dans toutes les parcelles grâce à un ingénieux réseau d’irrigation. Les conflits inhérents à l’arrosage sont réglés par un tribunal populaire souverain qui assure l’équilibre social d’une population autosuffisante sur le plan alimentaire. Tout le monde trouve sa place dans cette organisation qui assure au groupe les moyens de sa reproduction.

    Or ce fragile équilibre économique et social va être fortement remis en question au début des années 1990, période durant laquelle le gouvernement donne la priorité au tourisme international. Il finance la construction d’un aéroport international à Tozeur pour désengorger la côte surpeuplée de la Méditerranée. Une douzaine d’hôtels de grand standing apparaissent pour attirer des touristes du monde entier vers des séjours clés en main. Tout est garanti par le tour-opérateur, de la fête berbère le soir, avec musiciens « folklorisés », jusqu’à la méharée de quelques heures sur des dromadaires.

    Coupés de toute communication avec la population locale, les visiteurs participent à cet apartheid touristique. Ce qui ne permet à aucun moment aux deux mondes de se comprendre ou de partager les mêmes préoccupations. Cantonnés dans un rapport social de consommation, les visiteurs consomment l’eau sans retenue : forages pour l’irrigation, les jardins et les pelouses, et canalisations d’eau potable assurent l’approvisionnement des réserves à touristes. « Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace [3]. » Il emmène avec lui ses représentations du monde et repart avec les mêmes idées, renforcées par l’expérience puisqu’il n’a pas su s’enrichir au contact de la culture des peuples autochtones.

    Couplée à une fragilisation du régime des pluies et à une montée générale de la moyenne des températures annuelles, la situation des agriculteurs de la palmeraie s’est ainsi fortement dégradée. Gérée historiquement de manière raisonnable, l’eau est devenue un bien comme les autres. « Celui qui peut payer obtient le produit. » Cette substance abondante est devenue rare en se marchandisant. Elle est désormais payante pour l’arrosage de la palmeraie (150 euros par hectare et par an pour un arrosage hebdomadaire). A ce prix, peu d’agriculteurs ont pu survivre. Progressivement, les travailleurs de l’oasis quittent le travail des champs pour se consacrer aux activités touristiques. Ils passent rapidement de la logique de l’Homo situs à celle de l’Homo economicus, tournant le dos à des siècles de survie sur leur territoire. Le mythe du désert

    Cela ne sera pas sans conséquences sur les personnes les plus fragiles de la communauté, c’est-à-dire les jeunes. Quelques-uns vont trouver des emplois fixes (CDI) dans les hôtels et chez les tour-opérateurs de la ville. La grande majorité, plus flexible encore (CDD ou intérimaires), sert de réserve pour s’ajuster à la demande touristique. Or, depuis les événements du 11 septembre 2001, ce secteur d’activité est en crise. Ainsi, avec plus de 40 % de chômage, toute la zone se trouve maintenant dépendante de l’offre extérieure.

    Tout d’abord sur le plan alimentaire. Les légumes arrivent tous les dimanches de l’extérieur : ils sont produits dans des lieux à forte productivité, où les équilibres écologiques et sociaux sont bousculés, mais avec des coûts de production inférieurs à ceux de la palmeraie. Le calcul et la philosophie en termes de coût se sont imposés à la place de la capacité d’auto-organisation des peuples de la palmeraie [4]. L’économisme larvé a déstabilisé le fragile équilibre du territoire.

    Ensuite au niveau financier. Face au manque de liquidités, l’économie touristique demeure la seule source de revenus monétaires. Mais cette activité dépend du contexte international. Alimenté par les médias, le mythe du désert connaît, il est vrai, un certain succès. Toutefois, même les prix attractifs pratiqués ces derniers temps ne peuvent contrebalancer la crainte du terrorisme.

    Enfin dans le domaine culturel. La référence devient le modèle occidental. L’attraction du tourisme de masse génère des besoins que la production locale ne peut satisfaire. Les jeunes sont prêts à vendre leur âme pour obtenir une pièce, un objet ou même une adresse... Premiers éléments de l’illusion migratoire qu’ils entretiennent comme seule issue à leur frustration [5]. Ces relations fugitives masquent la qualité de l’accueil traditionnel.

    Ahmed, vieil écrivain public de la ville, en est le témoin : « Il y a quelques années encore, les jeunes voulaient bien faire des efforts pour respecter la tradition... Mais maintenant, cette jeunesse nous désespère. Ils ne veulent plus travailler la terre de nos ancêtres, ils préfèrent se pervertir au contact des groupes de touristes. Ils cherchent l’argent et pas l’amitié : ce sont deux choses différentes. Le musulman doit accueillir l’étranger et partager avec lui ce qu’il possède de meilleur. - Vous n’essayez pas de leur montrer où sont les valeurs du peuple tunisien ? - Bien sûr, mais ils sont fascinés par le monde occidental... »

    La minorité possédante et le capital touristique du Nord ont rapidement mis la main sur cette rente touristique au détriment de la population locale. Pis, le tourisme est regardé comme la seule solution pour le prétendu développement de la zone. Le vecteur principal de cette colonisation des imaginaires demeure le mythe du développement et de l’Occident.

    « Autrefois, je travaillais avec mon père à la palmeraie, confie Béchir, 20 ans, assis sur un banc et attendant les touristes. Mais le travail était dur. Et souvent, malgré nos efforts, on ne parvenait pas à ramener l’argent nécessaire à la famille. Avec le tourisme, il n’y a plus de place pour l’agriculture, ici, à Tozeur. Le travail que faisaient nos anciens, nous, on n’est plus prêts à le faire. On préfère travailler avec les touristes. » Et si les touristes ne viennent pas ? « Eh bien, on attendra qu’ils arrivent... La situation finira bien par s’améliorer ! »

    Cette pollution physique et morale est symbolisée par le recul de la palmeraie au profit du désert. Seules 25 % des terres sont cultivées, et de nombreux palmiers meurent faute d’arrosage et d’entretien. La palmeraie sert de réceptacle à bouteilles en plastique d’eau minérale - résidu matériel et dérisoire de la pollution touristique.

    De plus, depuis l’année dernière, un chantier pharaonique de construction de golf en plein désert défigure les abords de la palmeraie. Comment faire pousser du gazon avec 50°C à l’ombre durant la moitié de l’année ? C’est le pari relevé par ce chantier de terrassement qui va puiser dans la nappe phréatique pour maintenir des gazons plantés en plein désert. On peut donc penser que le pire est encore à venir...

    Voilà comment une région jadis autosuffisante au niveau alimentaire, fière de sa culture et de son identité, a laissé à une minorité le soin d’organiser son présent et son avenir. Les projets développementistes tournent le dos à la tradition pour imposer une industrie hôtelière et touristique au service des Occidentaux et d’une minorité possédante, qui pourront faire du golf sous les palmiers [6]... Plaisir obscène et dérisoire, qui remet en question les fragiles équilibres écologiques et sociaux de la population locale.

    En attendant les touristes, et malgré les préceptes fondamentaux de l’islam, une partie de cette population déstructurée s’adonne à l’alcool pour oublier qu’elle a vendu son âme et sa palmeraie. C’est d’ailleurs dans la palmeraie même que se regroupent les buveurs, à l’abri des regards, à la fraîcheur de l’ombre des palmiers et, peut-être aussi, de manière symbolique pour honorer ce qui a fait la fierté, puis le désenchantement [7], des peuples de la région.

    Claude Llena.

    [1] Comme le suggère la théorie des sites, l’Homo situs est un individu qui interprète et s’adapte avec les moyens du groupe aux situations auxquelles il est confronté. Il est un élément du biotope du territoire, il ne cherche en rien à le dominer mais simplement à y survivre. C’est aussi un homme social, pensant et agissant. Lire Hassan Zaoual, Territoires et dynamiques économiques, L’Harmattan, Paris, 1998.
    [
    2] Le territoire, au sens de la définition qu’en donne Roger Brunet dans Le territoire dans les turbulences, Belin, Paris, 1999 : « Le territoire (...) est un espace approprié. (...) Approprié se lit dans les deux sens : propre à soi et propre à quelque chose. »
    [
    3] Phrase d’Alexandra David-Neel, grande voyageuse française du XXe siècle.
    [
    4] Lire le compte rendu des rencontres régionales, « Autoproduction et développement social », tenues à Marseille le 5 octobre 2000. Et en particulier l’intervention de Guy Roustang : « Reconnaître l’importance de l’autoproduction ».
    [
    5] Lire Pierre Vermeren, Les Marocains rêvent d’Europe, Le Monde diplomatique, juin 2002.
    [
    6] Samir Amin parle de bourgeoisie compradore dans Au-delà du capitalisme sénile, PUF, Paris, 2002. Et, pour nuancer cette domination, il y montre la fragilisation de la position des nantis : « Les contradictions globales Nord-Sud sont appelées à s’aggraver. Face à cette situation, la vulnérabilité et la fragilité des pouvoirs comprador (...) dans les pays du Sud rendent possible (...) l’instabilité de leur domination. »
    [
    7] Au sens de Max Weber, dans L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme, Plon, Paris, 1964.
           

    > Tozeur, ravagée par le tourisme

    Bonjour,

    Je voulais vous dire "merci" pour votre article sur la ville de Tozeur, bien que je ne sois pas tout à fait d’accord avec vous sur certains points.
    Sachez avant tout que je suis moi-même Tozeurois et que mon opinion sera basée sur du vécu et surtout avec du recule car aujourd’hui je vis en France.
    En ce que concerne le tourisme, il faut savoir qu’en général un touriste passe par tour opérateur pour visiter le pays, or ce dernier a une stratégie commerciale bien connue pour qu’un touriste ne s’éloigne pas du groupe et de l’hôtel : Leur objectif est de rentabilisé au maximum le séjour (pour ce rattraper sur le prix bas du séjour) en poussant chacun à rester à l’hôtel pour consommer au prix fort, et s’inscrire dans les excursions là où chaque pas est facturé !!! Et malheureusement beaucoup de touristes tombent dans le panneau. Pour ce faire, les guides sèment la peur en disant aux touristes « il ne faut surtout pas sortir seul pickpockets ou agressions !!! » Ce qui est totalement faut.
    Pour l’agriculture, c’est vrai que beaucoup de jeune ne s’intéressent plus au travail de leur terre et la cause n’est pas que le tourisme mais il faut savoir que l’agriculteur est exploité par les quelques propriétaires d’usine de conditionnement des dattes et d’exportations (Exemple : Boujbel, Ennouri, Horchani)qui ne sont pas nombreux(8 au maximum), et se mettent d’accord sur le prix d’achat et qui laissent pourrir les dattes sur les palmiers si le petit agriculteur n’accepte pas !!!! Sachant qu’il n’a pas les moyens financiers et logistiques pour commercialiser seul sa récolte encore moins l’exporter.

    Et enfin, je voulais surtout vous dire que l’hospitalité des habitants de Tozeur existe toujours même si une petite minorité de la population est infectée par le tourisme. Je propose une "invitation au voyage" à toute personne qui recherche l’authenticité, un havre de paix et un dépaysement total dans la palmeraie et le désert de Tozeur.
    Helmi DASSI.



    Douz et le sahara

    Entre l'immensité du Chott Djerid et les dunes sans fin du Grand Erg Oriental, l'oasis de Douz occupe une place privilégiée.

    "Arriver à Douz, c'est arriver aux portes du désert… Pas n’importe lequel, non… Le Sahara ! Avec toute la magie de ce nom que vous entendez depuis l’enfance. Le Sahara se trouve là, si près, à quelques enjambées. Oui, la route se termine ici... le sable, d'ailleurs, se faufile jusque dans les ruelles de la ville, menaçant... les habitants doivent se battre contre lui. C’est une résistance de tous les jours pour ne pas disparaître"...Michel Giliberti...

    http://www.michelgiliberti.com/article-6240612-6.html#anchorComment


    La rose des sables...

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    Le Désert

    "Il n'y a pas de plus grande émotion que d'entrer dans le désert. Aucun désert ne ressemble à un autre, et pourtant, chaque fois le coeur bat plus fort."
    JMG le Clézio (Gens des Nuages)

    "Le désert lavait tout dans son vent, effaçait tout. La lumière du soleil éclatait partout. Le sable ocre, jaune, gris, blanc, le sable léger glissait, montrait le vent. Il couvrait toutes les traces, tous les os. Il repoussait la lumière, il chassait l'eau, la vie, loin d'un centre que personne ne pouvait reconnaître." JMG Le Clézio.

    Qui de mieux que Monod, le viel homme du désert, pour parler de ce silence.
    “Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages mais de notre silence ?” Théodore Monod

    "Le désert ne se raconte pas, il se vit. Il sera toujours plus fort que l’homme,

    beau et pur, bouleversant et magique.

    Il est le mystère du vent qui chasse devant lui les dunes et qui leur donne des formes les plus étranges avec les lignes les plus pures.
    C’est le mystère d’une touffe d’herbe surgie de nulle part, fragile et vivace à la fois.
    Le désert recèle un trésor qui s’appelle ” liberté ”, voilà la plus grande beauté du désert,  cet environnement de liberté pure dans le plus complet des dénuements.

    Le désert est l’enseignement de l’essentiel, les gestes de survie, les gestes de l’eau, du puits, de la corde, leçons de vie.
    Le désert est univers de démesure, d’exigence extrême. Sa force fait office de détonateur.

    Pas questions d’ondes, de vibrations, l’émotion naît du contact entre ce que nous sommes et le paysage.
    Force comparable à celle de l’océan, qui ne fait pas émerger notre supposée personne authentique de ses déguisements, après tout notre vérité, mais son impact nous contraint à changer de masque et il peut advenir des bifurcations aux conséquences multiples, dans le bon sens ou le mauvais.

    L’important n’est pas de ” faire “ le désert, c’est d’y être, alors le désert délivre sa force nue."

    Extrait du blog ("double-je")

    “L’homme voyage toujours en avant de lui-même” (proverbe touareg)

    "Je reviens du désert….et l’on m’a dit : “Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre”…et les mots de Mano Dayac resonnent à travers l’immensité des dunes : “Faut-il qu’un peuple disparaisse pour savoir qu’il existe ? ”
    Seul le désert a ce pouvoir immense de rendre captif celui qui l’approche un jour…on ne revient pas du désert, on laisse entre deux rafales de silence une part de soi-même qui se mêle au vent."
    Extrait du blog ("double-je")

    La Méharée,

    - C'est l'observation et l'apprentissage du milieu désertique :
    - Cure de désintoxication physique, mentale et morale.
    - La Méharée apporte la paix intérieure.
    - Le silence minéral des dunes de sable fin emporte vers la plénitude espérée.
    - Changer de peau et retrouver son humanité profonde.
    - Permettre au vernis normalisé des civilisations de s'évaporer dans le silence, la solitude et l'espace du désert.
    - La simplicité des rapports à la nature, aux animaux, aux nomades amène à la découverte de soi.
    -
    Le dénuement du désert fait apparaître chaque élément, l'oasis, l'eau, le feu, le sable et le vent comme   une ineffable richesse.

    Le soir, avant le thé et la chorba et le couscous, il faut débâter, assurer la sécurité du précieux chargement.

    Autour d'un bon feu, les hommes de toutes nationalités se retrouvent frères......chants, instruments...discutions...
    La nuit, le bivouac s'établit sous une pluie d'étoiles dont la densité provoque
    un étonnement toujours renouvelé.
    J'ai vu la voi lactée...il n'y pas plus beau ciel étoilé sur terre que dans le désert...la pluie d'étoiles (filantes)semble à porté de la main...
    La nuit a été fraîche...
    Au petit déjeuné nous avons droit au pain frais du désert...
    , Ali prépare le pain, laisse la pâte monter tranquillement, façonne une grosse galette et la cuit dans le sable, sous les braises. Pendant ce temps, Sidi Mohammed prépare les thés rituels et le café.
    Il faut autant de temps pour faire le thé que du pain !
    Dieu est "grand" : le pain est cuit dans le sable mais étonnamment pas de sable sous la dent !

    http://www.capsurlemonde.org/sahara/meharee.html

    http://perso.orange.fr/guillaumevincent/photos/07-11-2005/index.htm

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    Chott Djerid

    100 bornes de ligne droite !
    "Grand lac salé"...tout simplement magnifique... une autre planète ...

    Le Chott el Djerid est une étendue désertique, un bassin alimenté par des eaux de ruissellement provenant des soulèvements de terrain qui l'entourent. A sa surface des efflorescences salines étincellent au soleil en de multiples couleurs, on assiste à des mirages...

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    Les toilettes aux touristes ...le long de la route traversant le chott...

    CARTE DU JERID : http://www.nachoua.com/Carte.htm

    Plus nous avançons dans notre circuit, plus nous découvrons de merveilles. L’un de ces joyaux est l’oasis de montagne de Chebika.

    Chebika sa montagne et ses cascades...

    Au pied de l’Atlas, à quelques kilomètres de la frontière algérienne, l’ancien village de Chebika, au pied de cette oasis du même nom, fut abandonné à la suite d’un orage qui le détruisit en partie.

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    Vue sur les montagnes de Chébika et au loin le chott el jerid...

    A faire:
    - Promenade dans l’oasis : ses palmiers et ses cultures irriguées par l’eau de la cascade.
    - Nous remontons jusqu'à une source...

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    - Arrivée à la montagne trouée : Prendre les marches pour atteindre le Marabout...vue magique : sur le chott, les oasis et le village abandonné...redescendre par les ruines du village...

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    Entre Chebika et Tamerza

    En direction du Nord (près de la frontière avec l'Algérie)
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    Des visions de grand canyon sur la route entre Chebika et Tamerza. Dans ce paysage désertique, une trainée verte : le lit d’un oued, petit cours d’eau qui est le point central de toute la vie environnante.

    La cascade:

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    Oasis de verdure enclavée dans les montagnes. Sans les touristes, ce lieu serait un havre de paix.

    *"Je continuerai longtemps à parler de ces gens du Sud, de ces gens mystérieux qui sacrent les instants de la vie de leurs mots et de leurs gestes… de ces gens qui font partie de ma famille et qui exhalent tous les parfums de mon imaginaire. Je ne peux oublier mes premiers émois au centre de leurs familiarités, de leurs danses et de leurs chants ensorcelants. Si l’âme existait, elle aurait la blancheur et la tiédeur des draps qui sèchent au soleil de Tunisie.
    Merci Imed d’avoir bien voulu m'accompagner pendant ces quelques heures de parcours initiatique au centre de ton quotidien, merci de m’avoir raconté les roses des sables, l’eau fraîche des cascades et les facéties des chameaux.
    Tu rencontreras d’autres touristes comme moi dans ta vie,
    mais chacun de nous n’aura trouvé qu’un seul guide comme toi, dans la sienne."
    "Michel giliberti" ... http://www.michelgiliberti.com/

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    Tamerza

    Toujours plus haut et plus au nord:

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    J6_P15_Oasis_Tamerza  L'ancien village..

    Arrivée au magnifique village de Tamerza, nous visitons une autre cascade avec ses boutiques aux touristes, des enfants se baignent ...
    de retour au village, un enfant nous fait découvrir la séve de palmier qui se boie trés froid...un goût sucré et alcoolisé...

    > Le vin  de palme …
    C’est la sève des palmiers à huile ou raphia, plus ou moins fermentée : quand on  coupe un palmier arrivé en fin de vie, le tronc est couché selon un certain angle, et on dispose une
    « enveloppe », faite à partir d’une sorte d’écorce du même palmier, en entonnoir autour du cœur soigneusement taillé, qui canalise la sève et évite que les insectes attirés par le sucre n’y entrent.
    Au dessous une calebasse, en réalité la coque d’un autre fruit, recueille la sève blanchâtre.
    Ce jus contient du sucre, dont une partie se transforme en alcool par fermentation naturelle.

    Sucré le premier jour, il fermente vite vu la chaleur, se charge en alcool, et doit être bu rapidement. Rafraîchi il a un goût agréable et pétillant. On peut augmenter le degré d’alcool avec une certaine écorce ou racine séchée et pilée. Le « vin » prend alors un goût amer. Les initiés le préfèrent comme ça, et disent : c’est un « vin d’homme ». On en fait des orgies dans les villages, et il est très apprécié en ville, tout comme le vin en France.
    Une méthode a été inventée pour ponctionner la sève du palmier sans le couper, un peu comme pour les pins et les caoutchoucs. Bu en quantité par un organisme non accoutumé, il combat très efficacement la constipation !!

    Du coup, la faim arrive...
    nous déjeunons au grand air...dans le jardin d'un petit restaurant choisi au hazard...à table le chant des oiseaux...la patronne est plus que sympathique...!

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    Le village de Midès

    est à 8 km de Tamerza nous apercevons la frontière algérienne.                

    Midès offre au visiteur de magnifiques paysages. 

    Le village, les oasis et les canyons se côtoient et donnent une sensation de fraîcheur et de bien être.
    Midès est connue aussi pour ses dattes, qui sont les meilleures entre toutes.

    Le village en ruine...de nombreux vendeurs proposent des minéraux issus de la
    montagne, quartz blanc ect...vous trouverez même des silex du Paléolithique...

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    midès...lieux du tournage du "patient anglais"...et le regard de la chouette sur une des montagnes!

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    METLAOUI

    LE LEZARD ROUGE DE METLAOUI  : PETIT VOYAGE EN TRAIN TOURISTIQUE

    http://www.nachoua.com/Ph2001/Phtrainbey.htm

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    La dame nous fait signe depuis sa maison

    Une maison troglodyte, c’est une sorte de cour circulaire, creusée verticalement dans le rocher. Si l’on était un peu trop distrait, on pourrait presque y tomber ! De la cour, sont creusées horizontalement et en étoile diverses pièces : chambres, salon, cuisine et quelquefois, greniers. Au fond de certaines de ces pièces, on trouve parfois une autre pièce creusée encore plus profondément dans le rocher et qui sert de rangement. Pas d'eau courante bien sûr, et une installation électrique précaire.
    Nous sommes « tombés » par hasard sur une autre de ces maisons. En nous penchant vers le trou, nous avons vu une dame occupée à ses affaires. Elle nous a vus elle aussi et nous a fait signe de venir. Nous avons contourné et descendu la butte, et avons trouvé la porte du couloir d’entrée.Elle nous y attendait et nous a fait visiter toutes les pièces de sa maison. Cela a été une visite très simple avec pour chacun un verre de thé et très chaleureuse - motivée sans doute par le petit apport pécuniaire qu’il occasionnait, mais ce n’est pas nous qui y trouverions à redire - mais une visite qui nous a beaucoup touchés.